20.03.2008 09:59:48   /   bonus.ch - News   /   Assurance

Les allergies flambent avec le réchauffement climatique

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«Cette année, j'ai eu des réactions allergiques plus précoces et plus violentes que d'habitude», constate une jeune femme. Les personnes allergiques aux pollens se plaignent, avec le réchauffement climatique leur calvaire commence toujours plus tôt. Vrai ou faux?

«Nous avons clairement eu une grande série d'hivers plus doux depuis la fin des années 80. En janvier 2008, la température a dépassé la moyenne de plus de 3°, et de 3° en février», relève Bernard Clot, de la Station aérologique de Météo Suisse à Payerne. Une constatation qui a pour conséquence un démarrage précoce de la végétation et de la floraison et donc de la saison pollinique. «Cette variation est de l'ordre d'un mois d'une année à l'autre. Avant, le bouleau fleurissait autour du 10 avril et maintenant c'est le 20-25 mars», précise-t-il.

Cette année le bouleau, dont le pollen provoque les plus fortes allergies printanières, était prêt à fleurir début mars. Grâce au coup de froid et aux pluies qui ont suivi, les concentrations de ce pollen sont encore faibles. Mais il suffit d'un jour de beau, si possible agrémenté d'un petit vent, pour faire démarrer la saison. Ce qui devrait survenir ces prochains jours.

«Les plantes attendent le bon moment, explique le spécialiste. Tant qu'il fait mauvais temps les fleurs restent fermées et dès que les conditions sont favorables elles ouvrent leurs anthères et laissent échapper leur pollen. Raison pour laquelle les taux de pollen dans l'air explosent d'un coup. Si l'humidité remonte, la plante se referme. Ce mécanisme peut se répéter à plusieurs reprises.»

L'année 2008 a par ailleurs été particulièrement précoce pour les noisetiers et les aulnes avec un début de floraison mi-janvier. Et les premiers grains de pollen de frêne sont apparus les premiers jours de mars, ce qui constitue un record, mais ils ont disparu rapidement en raison de la météo.

Au phénomène du réchauffement s'ajoute celui de la pollution qui irrite les voies respiratoires et fait produire aux plantes un pollen plus allergène, note Bernard Clot. L'allergène principal du bouleau est ainsi une protéine due au stress. «De plus, la palette des produits allergènes est devenue plus large, poursuit-il. Dans les années 60, la plupart des gens étaient allergiques au pollen de graminées, c'était le fameux rhume des foins. Dans les années 80 est apparue l'allergie au pollen de bouleau et dans les années 90 à celui de frêne.» A cela s'ajoutent encore les allergies croisées avec des plantes de même famille; une personne sensibilisée au pollen de frêne peut ainsi développer une allergie à celui de l'olivier.

Si bien que la population allergique est passée chez nous de 5% dans les années 50 à au moins 15% aujourd'hui. Un taux qui peut monter jusqu'à 30% chez les Anglo-Saxons. Aux Hôpitaux universitaires de Genève, Julien Ducommun, chef de clinique du service d'immunologie et d'allergologie, confirme que les patients sont venus consulter plus tôt cette année en raison de la précocité des pollens. A Genève, le pollen de noisetier a atteint une forte concentration dès mi-janvier, alors qu'il débute en moyenne le 29 janvier.

Les réactions allergiques sont-elles plus fortes pour autant? Tout dépend de la concentration des pollens. Les réactions des patients sont extrêmement variables. Certains sont allergiques à plusieurs pollens d'autres non. En 2007 la concentration de pollen de bouleau était extrêmement forte et certaines personnes qui s'en sortaient habituellement avec un rhume des foins ont développé de l'asthme, se souvient Julien Ducommun.

Les allergies évoluent d'une façon différente selon les individus, certains deviennent toujours plus allergiques, d'autres réagissent moins fort avec les années. Ceux qui réagissent à un seul pollen peuvent tenter une désensibilisation. Soit une exposition progressive à l'allergène par des injections, une fois par semaine, de petites doses allant en augmentant. Le traitement se poursuit avec une injection par mois pendant trois ans .

Marie-Christine Petit-Pierre

Source Le Temps, mars 2008

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